mardi 30 août 2011

Les trois sagesses Chinoises



Le Confucianisme

Le confucianisme est la religion la plus ancienne de la Chine, basée sur l’enseignement de Confucius, il y a 2500 ans environ. Il a cohabité avec le taoïsme et le bouddhisme. C'est le système philosophique qui a été le plus suivi en Chine.
un temple Confucius


La doctrine originelle est contenue dans les textes sacrés du confucianisme, les "Livres classiques" et surtout les "Entretiens".
La base de la doctrine est la morale, un guide de vie, des règles de comportement. Confucius ne prétend pas apporter de nouveauté, mais remettre en place les règles existantes. Son apport de génie est leur mise en forme dans un système philosophique remarquable, qui imprégnera la Chine pour longtemps. La logique du système est la suivante :
développement du savoir = sincérité dans la pensée =>réforme du cœur =>culture de la personnalité = réglementation des familles = gouvernement juste des Etats = empire heureux et tranquille.








Tourner trois fois la boule pour bonheur et  prospérité

L'éthique humaine, sociale et politique est basée sur le respect d'un code moral, avec des lignes de conduite ou Li, qui définissent l'attitude juste et les limites acceptables dans tous les types de situation. Ces lignes de conduites sont un cadre dans lequel les hommes peuvent exprimer leur personnalité, qui doit être respectée. La plus connue des lignes de conduite est: "Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'il te fît".






La musique, qui rassemble et harmonise, a une place importante dans l'éducation: "la musique la plus élevée dissipe la révolte".
La qualité des relations humaines est capitale dans la société. Pour développer complètement sa nature, l'homme doit être sincère; "développant la sienne, il développe celles des autres hommes, des bêtes, des choses, et ainsi il coopère à l'œuvre de transformation et de vie du Ciel et de la Terre." Le "bon", le "beau" et le "vrai" font partie de l'idéal du noble, la noblesse étant avant tout un état d'esprit.


Etre un homme supérieur, dont Confucius dit: "il souffre de manquer de talent...non d'être ignoré des autres".




La doctrine a connu des fortunes diverses au cours de l'histoire. Le taoïsme, à peu près à l'époque, puis le bouddhisme vers le 1er siècle après J-C, seront des doctrines rivales, mais les trois ont cohabité jusqu'à aujourd'hui.

Le confucianisme a été exporté en Corée du Sud, au Vietnam, au Japon.
Beaucoup de propositions sont fondées sur la réciprocité morale. L'opinion dominante est que la nature humaine est foncièrement bonne, mais est corrompu à cause de nos échecs.



















Le taoïsme
Le taoïsme a ses sources dans le tao,to king(Tao = Voie ; Tö = Vertu et king = livre sacré) soit Livre de la Voie et de la Vertu, attribué à Lao Tseu. Il est appelé aussi Daode jing ou Tao-te ching.
Le tao est l'essence de toute chose, l'origine de toute existence, mais plus encore, il est la source avant même que n'intervienne l'acte créateur. Son mode d'expression est d'être.



Le tao s'exprime dans la nature. Pour s'harmoniser avec le tao, il faut s'harmoniser avec la nature.
Le principe de base du Taoïsme, le Tao est un concept métaphysique d'une grande profondeur, qui stimule et guide l'univers tout entier. Lao Tseu aurait écrit le Daode jing (livre du Tao, Lao-Tseu aurait dicté les 5000 caractères du Daode-jing ou Tao-te-king.) qui enseigne que l'individu peut atteindre le bonheur et le contentement en recherchant l'unité avec le Tao, en suivant l'exemple de la nature.
Contrairement au Confucianisme, les taoïstes pensaient que l'état devait intervenir le moins possible dans la vie du peuple.


Le concept taoïste wu-wei ou "non-agir" indique de ne pas s'impliquer au-delà de l'action spontanée, aucun calcul ne doit guider une action, le juste nécessaire pour vivre en paix et harmonie doit être le fil conducteur. Il ne sert à rien de courir en tous sens pour accomplir sa destinée


. Il ne s'agit pas d'insouciance ou de laisser-faire, mais de se mettre à l'écoute des rythmes de l'univers, ce qui-là demande un engagement permanent.
Un concept complémentaire est celui du "non-être". Il est la conséquence de la connaissance intuitive et de la quiétude.



Le Bouddhisme






Vers la fin du VIème Siècle avant JC, Siddharta Gautama, le futur Buddha historique (appelé plus tard Shakyamuni, le sage de Shakya), prince d’un petit royaume indien proche de la frontière népalaise, décide de fuir la vanité du monde et de devenir ermite.
Ainsi commence l’histoire et l’aventure du Bouddhisme.



Le Bouddhisme est une spiritualité sans dogme, dont le maître-mot est le détachement. Ce qui explique l’extension de cette doctrine loin des frontières d’origine, et son succès grandissant durant tout le XXème Siècle en Occident.


C’est plus une philosophie qu’une religion notamment au regard de la doctrine originelle de Siddhârta Gautama, comme au regard de l’école fondée par Bodhidharma. C’est sans doute aussi une religion, au sens classique du terme, au regard de l’intégration de l’ancienne croyance « Bön » et des cultes populaires Tibétains, comme au regard des pratiques du Lamaisme Tibétain.
Des multiples enseignements de la doctrine bouddhique.


 Sur le point de retourner en Chine avec les précieux rouleaux des écritures Bouddhiques recueillies en Inde, Tripitaka et ses compagnons vont vivre une épreuve.
 Les moines leur avaient remis des pages vierges en guise de Sûtras ». Le Bouddha du Passé (Dipamkara) se réjouit de la situation et se dit en riant : « les malheureux moines des terres de l’Est (la Chine) sont si bornés qu’ils ne savent pas ce que sont ces Sûtras sans écritures ; ne serait-ce pas rendre vaine toute la traversé du Saint Moine ? » (Il s’agit du pèlerin chinois Hiuan Tsiang que le texte nomme Tripitaka).



Se rendant compte que les rouleaux « n’étaient que papier blanc », les trois compères du voyage en Inde vont s’en plaindre au Bouddha qui rit puis leur dit : « C’est parce que vous les avez obtenus les mains vides que l’on vous a remis des volumes blancs. Ce sont néanmoins des Ecritures authentiques ; celles sans mots sont aussi bonnes que les autres ».




On peut, à partir de là, imaginer un changement radical dans l’histoire de l’humanité si les paroles sacrées avaient été transmises au moyen de pages blanches…
Est-ce par bonté ou par réalisme que le Bouddha leur fit remettre cinq mille quarante-huit rouleaux chargés d’écriture ?
Connaissant les hommes, il leur dit : « Pas question d’ouvrir un rouleau sans abstinences et ablutions purificatrices. ».



Le bouddhisme est né à peu près à la même époque que le jaïnisme, avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l'hindouisme, tel que ce dernier était pratiqué à l'époque (VIe siècle av. J.-C.). Le bouddhisme a repris beaucoup de concepts philosophiques de l'environnement religieux de l'époque, en leur donnant toutefois un sens parfois différent.

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