lundi 28 mars 2011

Portrait du signe Scorpion homme et femme

Portrait homme Scorpion
Un chef-d'œuvre et un mystère, ce Scorpion. Comme si la nature avait tout de suite, et presque sans retouches, réussi sa formule du premier coup, il est apparu il y a 450 millions d'années, tel que nous le connaissons aujourd'hui. Et tellement bien adapté, dès le départ, qu'il a traversé l'histoire de la Terre sans changement important ! On peut s'étonner que la Tradition ait mis le Scorpion dans les signes d'eau, puisqu'il est de notoriété publique qu'il vit sous les pierres et sur la terre ferme ! Pourtant la géologie donne raison à la Tradition : les « protoscorpions» de l'ère primaire, ancêtres des Scorpions actuels, étaient probablement aquatiques.

Autre particularité de cet animal étrange: il est capable de s'enfermer hermétiquement dans sa carapace s'il doit affronter un milieu hostile. De cette façon, il garde toute son eau et peut vivre ainsi en circuit fermé pendant des mois (et même, croit-on, jusqu'à trois ans, sans rien boire ni rien manger !). Un de nos enfants, ayant attrapé un scorpion dans le Midi, l'a immergé dans un bocal d'alcool à 90° pour le noyer. Peine perdue ! Au bout de huit jours, l'ayant sorti, quelle ne fut pas sa surprise de constater que la pauvre bête vivait encore ! Cette incroyable résistance, cet acharnement à vivre envers et contre tout se retrouve chez les natifs du signe, dont le courage est peut-être la caractéristique essentielle. D'ailleurs, le Scorpion zodiacal était aussi représenté dans la Tradition par l'aigle (ou le serpent). Et le venin, ce fameux venin ? Remarquons, d'abord, que le Scorpion n'est pas la seule bête du zodiaque capable de faire mal : Bélier et Taureau ont le coup de corne meurtrier, le Lion a la dent dure (et parfois mortelle) ; quant aux flèches du Sagittaire, traversent-elles le gibier sans le déchirer ?

Alors, pourquoi la plupart des astrologues nous donnent-ils un portrait à la fois sinistre et violent de l'homme Scorpion, tourmenté par la mort et la rage de détruire ? Pour nous, contrairement à cette tradition trop facile, nous voudrions nous attacher au côté positif et dynamique du Scorpion, à cette espérance de survie qu'il porte en lui. Oui, bien sûr, il naît à l'époque de la Toussaint, des visites au cimetière et des chrysanthèmes... Oui, la mort lui est familière et il en a moins peur que les autres. Mais la mort de la végétation à la fin de l'automne porte en elle le germe de la vie, qui vient après l'hiver. « Toute vie naît d'une autre vie décomposée ! » La graine doit affronter la dureté de l'hiver avant de pouvoir germer. D'où l'extraordinaire combativité du Scorpion, son endurance, sa force d'adaptation (qu'il partage avec les autres signes d'hiver, Sagittaire et Capricorne).

L'homme Scorpion réunit deux atouts contradictoires : il est capable, d'une part, de riposter immédiatement avec une agressivité irrésistible (comme le Bélier); et, d'autre part, de mijoter son coup très longtemps à l'avance en attendant son heure dans l'ombre (comme le Capricorne). Il est même capable de sacrifier sa vie, comme un kamikaze, s'il juge que c'est nécessaire. Il est donc extraordinairement opérationnel. De plus, il est servi par une intelligence intuitive, qui flaire immédiatement chez l'adversaire le défaut de la cuirasse. Malheur à celui qui se trouve sans défense face à cet homme qui a le verbe haut et la décision prompte ! Mais s'il est admirablement équipé pour la guerre, son armement le gêne en amour.

Pour la conquête, pas de problème. Tout son pouvoir vient du sexe, et il réussit toujours dans ce domaine où il est vraiment un grand maître. Il possède par là les femmes qu'il rencontre et il est très difficile à celles-ci d'échapper à son emprise physique. Très instinctif, le Scorpion sait toujours ce qu'il faut faire et en a les moyens. Peu d'hommes du zodiaque sont capables de ce rythme et de cette intensité exceptionnels (sauf le Taureau). Pourtant s'il lui est facile de conquérir, il lui est beaucoup plus difficile d'aménager ses conquêtes en bonheur durable... Les lois de l'amour ne sont pas celles de la guerre... et en amour, il faut savoir perdre pour gagner. Le malheureux !... Il se conduit en face d'une femme comme en face d'un adversaire, et transforme ses amours en épreuves de force. Il arrive tout armé et ne dépose jamais ses armes... Trop orgueilleux, il a peur de perdre la face, de se livrer à celle qu'il aime... Et rien n'est plus' opposé à l'amour que l'orgueil. Cette peur intime et panique qu'il ressent vis-à-vis de la femme aimée l'empêche d'être tendre et de lui donner son cœur.

Aussi son intense passion est-elle tout à fait dépourvue de chaleur affective. Cela décourage les femmes : elles ont autant besoin de tendresse que de sexe. Et le sexe sans tendresse, ça nous démoralise ! Fidèle à la psychologie du combat sans merci pour laquelle il est équipé, le Scorpion ne fait pas de cadeau. A la guerre comme à la guerre... et malheureusement comme en amour, il ne respecte que l'adversaire plus fort que lui. Ne soyez jamais le pauvre chien écrasé : si vous voulez qu'il vous aime, soyez belle, riche, brillante, célèbre, admirée. Tenez-lui la dragée haute si vous voulez qu'il vous respecte. Mais tous les Scorpions n'ont pas au même degré cette dureté inoxydable : chez certains, le blindage laisse parfois pointer la sensibilité profonde. L'ascendant et la position des planètes dans le thème modifient l'épaisseur de la carapace (Scorpion-Gémeaux, Scorpion-Poissons). Car le Scorpion est, au tréfonds de lui-même, un être sensible. On le voit bien dans ses relations avec ses enfants : il est un merveilleux père, l'un des meilleurs du zodiaque. Et dans ses relations amicales, il est l'ami le plus sûr, le plus dévoué, le plus discret que l'on puisse trouver.

D'autre part, le Scorpion très inhibé se ramène au type Vierge, perdant son agressivité mais aussi son intuition extralucide. Il devient scrupuleux, tatillon, méthodique et rationnel. Beaucoup de Scorpions retournent leur agressivité contre eux-mêmes: ceux-là sont très gentils mais très dépressifs (c'est-à-dire abominablement maso I). Ils n'ont aucune confiance en eux-mêmes. D'ailleurs, le Scorpion, quel qu'il soit, a besoin d'être encouragé et rassuré. Vis-à-vis de sa famille et de ses amis, le Scorpion a le sens des responsabilités, il respecte la parole donnée, il est efficace et loyal. Peu de gens sont aussi dignes de confiance que lui. Quant aux mauvais Scorpions (qui existent, malheureusement), nous en avons très peu rencontré. Pour ceux-là, nous passons l'encre noire aux bons auteurs d'astrologie, qui semblent n'avoir connu que les ratés de la corporation...
Portrait de la femme Scorpion
Regardez un peu cette malheureuse Scorpionne : c'est une toute petite bête ! Un grand coup de botte, et la voilà en bouillie... Ce fameux venin, dont on fait tant d'histoires, n'est finalement qu'une bien mince protection contre l'ennemi. A l'image de son totem animal, la femme Scorpion est d'abord un être extrêmement vulnérable. Comme tous les signes d'eau, elle est douée d'une intuition aiguë qui lui fait sentir le danger longtemps à l'avance. Aussi préfère-t-elle prendre les devants : son attaque n'est qu'une défense anticipée. Dites-vous bien qu'une Scorpionne non agressée n'agresse pas. Si elle le fait, c'est qu'elle a vu le danger avant tout le monde. Faites confiance à son flair.

II serait juste de dire aussi qu'il y a scorpion et scorpion : le petit « souvignarque » du midi de la France, plus timide qu'agressif, ne pique pas dangereusement; bien plus terrible sont les grands scorpionidés d'Afrique ou d'Asie, dont la piqûre atrocement douloureuse est mortelle. De là à dire que le Scorpion est « le cimetière du zodiaque », c'est vraiment très exagéré... Il est aussi création et vie. François-Régis Bastide écrit à son sujet : « Supprimons les Scorpions et nous supprimons au moins la moitié des religions, des littératures, des politiques et des arts. » Ce serait dommage, tout de même ! En effet, la créativité, le sens artistique et la curiosité intellectuelle sont peut-être encore plus marqués chez la femme Scorpion que chez l'homme du même signe. Ce goût prononcé pour les études, la lecture, les arts et les lettres frappe d'autant plus chez une femme que notre société la renvoie encore volontiers à ses casseroles. Une Scorpion veut tout connaître: les gens, les pays, les voyages, les expériences... Elle aime aussi la compagnie des hommes, qui le lui rendent bien. Elle aime parler, rire, travailler avec eux... et les séduire, tant qu'elle n'est pas fixée à un seul.

Cette faculté de papillonner et de briller, puis de se transformer en parfaite épouse dévouée, étonne les mauvais psychologues, qui aiment enfermer les gens dans des petits casiers bien étiquetés : la femme fatale, la dévoreuse de mâles, la mère admirable, l'épouse haute-fidélité, la Dame de pique... La femme Scorpion peut être tout cela à la fois, ou successivement, ou selon les époques de sa vie (tout dépend de l'homme qu'elle a trouvé). Cette intense curiosité, cette rage de vivre se combinent à une grande indépendance - ce qui n'étonne pas pour un signe d'eau. Inutile d'essayer de coincer une Scorpionne, elle finira toujours par s'évader (ou se révolter). Faites-lui plutôt confiance : elle est trop passionnée pour n'être pas extrêmement sérieuse dans les affaires qui lui tiennent à cœur.

Elle tombe difficilement amoureuse, mais lorsqu'elle l'est réellement, sa passion est totale et durable, et elle s'en guérit difficilement. Elle met dans l'amour, comme dans tout ce qu'elle fait, cette opiniâtreté si caractéristique des Scorpions. Que toutes les Scorpionnes se liguent entre elles pour dire bien haut et bien fort à quel point elles sont méconnues. Pourquoi ? Mais parce qu'on les confond avec les hommes du même signe. Les manuels d'astrologie décrivent surtout le Scorpion mâle. Pour les femmes, il ont pensé que c'était pareil, ou presque. Mais tout est dans ce « presque » I En réalité, une Scorpionne diffère d'un homme du même signe par sa sensibilité extrêmement vive et par sa générosité de cœur. Elle n'hésite pas à se donner totalement, contrairement à l'homme Scorpion. A l'inverse de lui, elle a plus besoin encore de sentiment que de sexe.

Lorsqu'elle aime, elle est capable de tous les dévouements et de tous les sacrifices. Elle déverse sur l'être aimé des flots de tendresse passionnée, des trésors d'invention et de fantaisie. Elle est possessive, mais ce n'est pas une véritable dominatrice ; elle aime se remettre totalement entre les mains d'un homme en qui elle a confiance, ce qui la délivre de son inquiétude. Mais il faut que ce soit un homme qui n'en abuse pas... C'est aussi souvent une femme déchirée entre son cœur et sa raison : elle s'oblige - par mysticisme ou par masochisme ? à respecter des principes moraux. Elle a facilement une haute idée de ses responsabilités morales, ce qui lui complique bien la vie. Quant à la jalousie, ce n'est pas une spécialité tellement scorpionnesque, parce qu'elle est due à un sentiment de frustration et d'impuissance que la Scorpionne ne ressent guère. Ayant d'excellentes raisons d'avoir confiance dans sa puissance de séduction, elle ne reste jamais là à se ronger les sangs : elle attaque ou abandonne. A vrai dire, si elle a une rivale, c'est qu'elle l'a laissée s'installer exprès pour se débarrasser d'un amant dont elle ne voulait plus.

Enfin, il faut savoir qu'une femme Scorpion est tout en extrêmes : ou ça va très bien ou c'est la Bérézina... Ses hauts et ses bas sont imprévisibles pour les autres - qui ne perçoivent pas la réalité comme elle, avec ses antennes ultrafines. Sa résonance aux gens, aux choses, aux événements est extrême. D'où ses fréquents dons de voyance : sa vision du temps est très particulière. Pour elle, l'avenir est déjà présent, et le passé est toujours vivant... ce qui lui donne l'infinie patience des graines. Autre sujet de trouble pour ceux qui la fréquentent : ses mille et un visages différents. Sa formidable capacité d'adaptation la fait réagir différemment suivant les circonstances et suivant l'interlocuteur. Aussi la prend-on très souvent pour ce qu'elle n'est pas : Mata-Hari ? La belle Otéro ? La tendre Ophélie ? Ou le parfait cordon bleu des familles ? Cette grande souplesse lui permet de se trouver des amitiés dans tous les signes du zodiaque.

Pour ne rien simplifier, elle a le goût du secret - par mesure de sécurité. Quand une femme Scorpion parle beaucoup, on croit qu'elle dit tout. En fait, elle ne livre que ce qu'elle veut... mais le silence des autres est toujours très clair pour cette extralucide. Cet aspect de « personnalité en tiroirs » est typique des signes d'eau. Les astrologues semblent se mettre d'accord pour reprocher aux Scorpions leur violence : ils pourraient tout de même faire un distinguo entre « ils » et « elles ». Mars et Pluton gouvernant le signe, on entend parler de « pulsion de mort », de tendances sadomasochistes... Or il semble que cette agressivité martienne et destructrice soit plus marquée chez l'homme que chez la femme; celle-ci a moins besoin de s'affirmer par la violence, étant infiniment plus à l'aise dans ce signe féminin que son frère du zodiaque.

En fait les femmes du Scorpion supportent très mal la violence, étant trop fragiles nerveusement (d'où risque de dépression). La violence d'autrui les pousse à retourner leur agressivité sur elle même ; l'angoisse est toujours à leur porte : aussi leur fragilité au point de vue santé. Lorsqu'une femme Scorpion ne réussit pas à surmonter son angoisse et ses contradictions internes, elle tombe malade : la maladie exprime sa détresse et lui sert d'exutoire. Dès que le moral s'arrange, la santé revient.... En fait, les Scorpionnes n'ont pas besoin de la violence pour arriver à leurs fins. Si elles veulent quelqu'un ou quelque chose, elles y arrivent toujours - et en douceur. Dangereux, dangereux... Les astrologues, après tout, ont peut-être raison de se méfier... On ne pardonne pas si facilement à une femme d'avoir des « qualités d'homme ».

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire