samedi 26 février 2011

Silvio Berlusconi & Ruby

Et fait sa leçon de morale....

La question concernant les scandales sexuels de Berlusconi (qui devrait être jugé à partir du 6 avril) a soulevé tout un discours rhétorique sur la morale. Il se peut que la droite médiatique – c'est-à-dire la droite tout court – l'ait adopté comme stratégie.
Le but ? Détourner l'attention de deux délits dont le chef du gouvernement est accusé : la prostitution de mineurs et l'abus de fonction. Le dernier couvrant le premier, et tout l'immense trafic de prostitution qui va avec.
Tous ceux qui réagissent sont copieusement traités de moralistes, voire, pour les femmes, de « moches et mal baisées ». Accusations d'autant plus inquiétantes qu'elles impliqueraient que les Italiennes seraient belles et bien baisées si elles couchent avec un vieil homme aux cheveux teints, abondamment fardé et bourré de remèdes chimiques.
Jamais le pays n'avait réagi aussi fortement que devant ce dernier scandale. Les raisons en sont multiples :

« Mieux vaut avoir des nanas qu'être gay »

Berlusconi incarne tout un système de contrôle de comportements, de ventes des corps et d'effacement des consciences mâtiné de moralisme catholique. Il ne faut pas oublier qu'il nie avoir eu à faire à des prostituées, affirmant que c'étaient des copines. Malgré les écoutes et les témoignages contradictoires. D'ailleurs, il affirme, au milieu des applaudissements :
« Mieux vaut avoir des nanas qu'être gay. »
Possible horizon : le président Napolitano pourrait décider de « dissoudre les chambres ». Mais il faut la signature de Berlusconi qui, lui, pourrait bien dire non.
Et après ?
Son procès le 6 avril 2011 et il risque la prison.


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